Traitement des surfaces

Lorsqu’il est question de travailler, comme le recommandait Freud, à partir de la surface psychique offerte par le patient, il convient de se rappeler qu'il s'agit en fait de la rencontre de deux surfaces, puisque l'analyste présente aussi sa propre surface psychique. Il ne faut donc pas tomber dans l’erreur de considérer que nous traitons la surface psychique du patient à partir d’une position en surplomb ou « perpendiculaire » à cette surface. Nous ne procédons qu’à partir de la surface interne que nous présente notre appareil de perception-conscience. Chose tout aussi importante à souligner, nous avons affaire tous deux, notre patient et nous, à la réalité psychique. Retenons aussi que par “psychique” nous entendons le corps psychique, ou la psyché-corps, si l'on préfère. Nous ne posons pas de séparation entre le corps et l'esprit, puisque la matière qui nous concerne est une matière vivante, bio-psychique par essence.
L’entre-deux, dans ce cas, c’est la surface elle-même. Ce qui peut sembler étrange, puisqu’on penserait qu’il y d’abord deux systèmes, chacun doté de sa surface, puis quelque chose qui se situe entre eux. Mais à bien y penser, dès qu’il y a surface il y a déjà du « entre » puisque la surface sépare (se loge entre) le système et l’environnement.

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